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Renforcement positif: 9 choses qu’il ne faut pas dire à votre enfant.

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Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, rappelons d’abord en deux mots ce qu’est le « renforcement positif ».

Il s’agit d’une méthode éducative qui met l’accent sur les points forts de l’enfant et sur ses bons comportements, pour l’encourager à les développer. Cette méthode s’oppose à celle des punitions qui utilise des gestes ou des paroles humiliants ou désagréables pour déprécier des comportements que l’on veut abolir.

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Education à la française et éducation positive : un mariage heureux

La méthode du renforcement positif est très populaire aux Etats-Unis. Elle y est parfois même un peu poussée à l’extrême par certains parents, ou mise en pratique avec insuffisamment de contrôle. Elle peut alors mener à certaines dérives chez l’enfant qui devient incontrôlable, capricieux, car on n’a pas su lui fixer des limites. C’est le problème de « l’enfant roi ».
Mais bien utilisée, la méthode du renforcement positif a fait ses preuves en termes d’efficacité sur le long terme. Ainsi, mixer un peu de cette méthode avec notre méthode d’éducation « à la française », souvent un peu plus stricte et un peu moins adaptée parfois à la psychologie de l’enfant, est sans doute une bonne idée.

Un langage parfois mal adapté à la psychologie de l’enfant

Le présent article aborde le sujet de quelques phrases clichées que chacun d’entre nous a certainement l’habitude d’employer avec ses enfants, et qui méritent une petite révision de langage de notre part, et ce pour le bien de nos petits.

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Il n’est pas toujours facile de contrôler ce que l’on dit à un enfant et surtout de savoir quoi lui dire pour l’aider à progresser ou tout simplement qu’il fasse moins de bêtises. Paula Spencer, coauteur du livre « The Happiest Toddler on the Block » (en anglais) donne quelques conseils sur les phrases qu’il vaut mieux éviter d’employer quand vous parlez à votre enfant afin que ce dernier apprenne à mieux vous écouter et à plus vous obéir

A quel parent n’est-il jamais arrivé d’essayer de faire deux choses à la fois : préparer le diner en même temps par exemple que traiter de la paperasserie administrative ? Terminer un travail pour le lendemain en préparant la liste de courses et le cartable de votre bout ’chou ? Et alors que vous jonglez tant bien que mal, dans un état d’urgence, entre deux tâches plus ou moins passionnantes, votre progéniture vient vous interrompre cent fois… Des demandes d’en-cas, des cris perçants pour de la peinture renversée, des questions sur ce que les écureuils aiment manger et des commentaires avisés selon lesquels les nuages pourraient être bleus et les fleurs pourraient être vertes. Et alors que votre dos vous fait plus souffrir encore que ce fichu mal de tête, vous explosez !
Cependant, rien ne peut vraiment dans le fond excuser un tel comportement de votre part. Votre énervement et votre colère éclatent à la figure de vos enfants « Assez! Sortez! Arrêtez de me déranger! » Leurs visages se décomposent, leurs yeux s’élargissent et se remplissent de larmes… Et généralement aussitôt après vous êtes envahi d’un sentiment de culpabilité et regrettez que ces mots qui ne venaient certainement pas du cœur soient sortis de votre bouche.

Il nous arrive malheureusement à tous de dire des choses qui rendent nos enfants malheureux, fâchés ou confus.

Paula Spencer explique les principales erreurs de language qu’il ne faut pas faire et propose des alternatives plus aimables, plus douces.

« Laissez-moi tranquille! »

Un parent qui n’aurait pas besoin d’une pause de temps en temps serait un vrai saint sinon un martyr. Le problème est que quand vous dites de manière récurrente à vos enfant, « ne me dérangez pas » ou « je suis occupé, » ils intériorisent ce message, explique Suzette Elgin, docteur et fondatrice du Ozark Center for Languages Studies, à Huntsville, dans l’Arkansas. « Ils commencent à penser qu’il n’y a aucune raison de vous parler parce que vous les repoussez toujours. » Si vous mettez en place ce modèle quand vos enfants sont petits, alors ils vont probablement vous dire moins de choses, même quand ils seront plus âgés ».

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Dès la petite enfance, les enfants devraient avoir l’habitude de voir que leurs parents prennent du temps pour eux. Utilisez des sas de décompression, une baby-sitter, un partage du temps de garde avec votre partenaire ou un(e) ami(e), ou même mettez votre enfant devant une vidéo pour que vous puissiez avoir une demi-heure pour vous détendre un peu.

Pour ces moments où vous êtes préoccupés ou surchargés et donc au bord de l’explosion, ayez préparé à l’ avance ce que vous allez dire. Par exemple, «  Maman doit finir cette chose, donc j’ai besoin que vous peigniez tranquillement pendant quelques minutes. Quand J’aurai fini, nous pourrons sortir ».
Soyez par contre réaliste. Un jeune enfant ne va probablement pas s’amuser seul pendant une heure entière.

« Tu es tellement… »

Les étiquettes sont des raccourcis préjudiciables aux enfants : « pourquoi es-tu si méchant avec Katie ? » Ou « Comment peux-tu être aussi maladroit ? » Parfois les enfants nous entendent aussi parler d’eux à d’autres personnes : « C’est ma petite timide. » Les petits enfants croient ce qu’ils entendent, y compris quand ça les concerne directement. Donc des étiquettes négatives peuvent devenir des propos auto réalisateurs. Ils commencent à se considérer vraiment comme tel que vous dites qu’ils sont, ce qui sape leur confiance en eux. Même les étiquettes qui semblent neutres ou positives – « timide » ou « intelligent »- catégorisent un enfant et mettent en lui des attentes inutiles ou peu opportunes.

Les pires « critiques » restent ancrées profondément et pour longtemps. Beaucoup de parents se souviennent très bien et avec amertume de ce que leurs propres parents leur ont dit (« tu es désespérant », ou « paresseux » ou « stupide »).

Une bien meilleure approche consiste à adresser le comportement spécifique de l’enfant, en laisser de côté les adjectifs concernant sa personnalité. Par exemple, « Katie a été très triste quand tu as dit à tout le monde de ne pas jouer avec elle. Que pouvons-nous faire pour la faire se sentir mieux ? »

« Ne pleure pas »

Ou encore : « Ne sois pas triste », « Ne fais pas le bébé », « Arrête, il n’y a aucune raison d’avoir peur. » Mais les enfants se sentent vite mal ou énervés au point de pleurer, surtout les plus petits qui ne peuvent pas toujours exprimer leurs sentiments avec des mots. Ils sont alors vraiment tristes, vraiment effrayés. « Il est naturel de vouloir protéger un enfant de tels sentiments, » explique Debbie Glasser, Docteur et directrice de Family Support Services au Mailman Segal Institute for Early Childhood Studies à la Nova Southeastern University, à Fort Lauderdale. « Mais dire « Ne sois pas » n’améliore en rien les sensations de l’enfant et cela peut même lui envoyer le message que ses émotions ne sont pas justifiées, que ce n’est pas bien d’être triste ou effrayé. »

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Plutôt que nier ce que votre enfant ressent, pourvu qu’il ressente vraiment quelque chose de particulier, reconnaissez son état et faites y front avec lui. « Cela doit te rendre vraiment triste que Jason dise qu’il ne veut plus être ton ami ». « Oui c’est sûr, les vagues peuvent être effrayantes quand on n’a pas l’habitude. Mais restons juste ici ensemble quelque temps et laissons-les chatouiller nos pieds. Je te promets que je ne lâcherai pas ta main. »

En nommant les sentiments réels que ressent votre enfant, vous lui donnerez les mots pour s’exprimer. Et vous lui montrerez ce que c’est que l’empathie. Au final, il pleurera moins et décrira ses émotions à la place.

« Pourquoi tu ne peux pas plutôt être comme ta sœur ? »

Ça peut sembler utile de prendre un frère, une sœur ou un ami comme exemple de ce qu’il faut faire ou être. « Regarde comme Sam ferme bien son manteau », ou peut être « Jenna fait déjà dans le pot, alors pourquoi toi tu ne peux pas toi? » Mais les comparaisons amènent toujours des ennuis. Votre enfant n’est pas Sam ou Jenna.

C’est naturel pour des parents de comparer leurs enfants, de chercher un système de référence pour leurs progrès ou leur comportement, disent les experts.
Mais ne laissez pas votre enfant vous entendre quand vous en parlez. Les enfants se développent à leur propre rythme et ont leur propre tempérament et personnalité. La comparaison de votre enfant avec quelqu’un d’autre implique que vous souhaitiez que le vôtre soit différent.

Faire des comparaisons n’aide pas non plus à changer le comportement de votre enfant. Lui faire subir des pressions pour lui faire faire quelque chose pour lequel il n’est pas prêt (ou n’aime pas faire) peut l’amener à la confusion et saper sa confiance en lui. Il va aussi probablement vous en vouloir et décider de ne pas faire ce que vous voulez, pour tester votre degré de volonté.

Au lieu de cela, encouragez le dans ses progrès actuels : « ouah, tu mets bien les deux bras dans ton manteau tout seul! » Ou « merci de me dire quand ta couche doit être changée ».

« Tu sais faire mieux que ça! »

Comme les comparaisons, les critiques un peu rapides vont blesser l’enfant de façon que les parents n’imaginent pas. D’abord l’enfant ne peut peut être vraiment pas mieux faire. L’apprentissage est un lent processus de tentatives et d’erreurs. Votre enfant a-t-il vraiment compris qu’il serait dur de verser de l’eau d’un lourd pichet? Peut-être ne lui a t’il n’a pas semblé plein, ou qu’il était diffèrent de celui qu’il utilise seul avec succès à la maternelle.

Et même s’il a fait la même erreur le jour juste avant, votre commentaire négatif n’est ni productif, ni d’aucun soutien. Accordez le bénéfice du doute à votre enfant et soyez précis, spécifique. Dites « je préfère que tu fasses cela de cette façon, merci ».

Dans le même genre de paroles blessantes, on trouve « je ne peux pas croire que tu aies fait ça! » Et « Il serait temps que! ». Cela ne parait pas si terrible mais évitez de le dire trop souvent. Employés de façons répétitives, ces mots font passer le message à votre enfant qu’il est pénible et qu’il ne fait jamais rien de bon.

« Arrête ou je vais vraiment te donner une bonne raison de pleurer !»

pleure pas renforcement positif mybabyinamerica.comLes menaces, généralement le résultat d’une frustration parentale, sont rarement efficaces. Nous bafouillons des avertissements comme « Fais ça ou sinon ! » Ou « si tu le fais encore une fois, je vais te donner une fessée! » Le problème est que tôt ou tard vous devez mettre votre menace à exécution ou sinon elle perd de sa crédibilité. Il a été prouvé que les menaces de coups conduisaient à donner plus de fessées – qui elles-mêmes, cela a aussi été prouvé, sont une façon inefficace de changer le comportement.

Plus l’enfant est jeune, plus cela prend de temps de lui faire comprendre une leçon. Les études ont montré que les chances qu’un enfant de deux ans a de répéter les mêmes bêtises dans une journée sont de 80%, quel que soit le genre de discipline que vous utilisez.

Même avec des enfants plus âgés, aucune stratégie de discipline ne donne de résultats certains à chaque fois et dans l’immédiat. Donc il est plus efficace de développer un éventail de tactiques constructives, comme rediriger l’enfant, le mettre hors situation, ou instaurer des temps morts, plutôt que de compter sur des tactiques aux conséquences négatives, comme les menaces verbales et la fessée.

« Attendez que papa ne rentre à la maison! »

Ce cliché familier n’est qu’une autre sorte de menace, c’est aussi de la discipline « faible ». Pour être efficace, vous devez vous occuper vous-même d’une situation et immédiatement. Une punition reportée à plus tard est déconnectée de l’action de l’enfant. Le temps que l’autre parent rentre à la maison, il est probable que votre enfant aura vraiment oublié ce qu’il a fait de mal. Ou alors, l’attente d’une punition avec angoisse par votre enfant peut être plus sévère que ce que ses actes ne méritaient.

Transférer la responsabilité à quelqu’un d’autre vient aussi diminuer votre propre autorité. « Pourquoi devrais-je écouter maman si elle ne va de toute façon rien me faire? » Votre enfant a peut-être raison. Et en plus vous placez votre partenaire dans le rôle du méchant.

« Dépêchez-vous! »

Qui dans ce monde de rendez-vous qui se succèdent, de calendriers surchargés, de manque de sommeil et d’embouteillages, n’a pas prononcé ces mots ?

Il est certain que tout parent dont le bambin ne trouve pas ses chaussures, sa couverture, son doudou ou son cartable au moment de partir l’a déjà fait. Faites attention cependant au ton de votre voix quand vous implorez un enfant de se dépêcher et à combien de fois vous le dites.

Si vous commencez à geindre, hurler ou soupirer chaque jour, vos mains sur vos hanches et en tapant des pieds, faites attention. Nous avons tendance quand nous sommes pressés à rendre nos enfants coupables de nous sentir pressés. Cette culpabilité peut les faire se sentir mal, mais ne les motive certainement pas pour aller plus vite.

« C’était devenu si agité à la maison tous les matins, je détestais que la dernière image que mes enfants avaient de moi était celle de la colère », raconte le médecin de famille Paul Coleman, auteur de « How to Say it to your kids », «  Alors j’ai fait un pacte avec moi-même, quoi qu’il arrive, je ne hurlerais pas ou ne roulerais pas des yeux même si quelqu’un a renversé ses Cheerios ou m’a demandé de chercher quelque chose juste au moment de partir ». Plutôt que de hurler (« je vous ai dit d’éteindre cette TV il y a cinq minutes! »), il a cherché une façon calme d’accélérer les choses (il éteint la TV lui-même).

« Great Job !» ou « Good Girl ! » (« Bravo, très bon travail », ou « bonne petite fille »)

Qu’est-ce qu’il pourrait bien y avoir de mal à faire un éloge ? Le renforcement positif, après tout, est un des outils les plus efficaces qu’un parent a à sa disposition. Les ennuis commencent quand l’éloge est vague, peu claire, un peu gratuite. Lancer un « Très bon travail! » pour chaque petite chose que votre enfant fait – finir son lait ou un dessin- rend vite le compliment vide de sens. Les enfants ne peuvent plus faire la différence entre un compliment pour avoir fait quelque chose qu’ils connaissent par cœur ou qui est facile de faire et un compliment pour louer un réel effort qu’ils ont fait.

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Perdez donc l’habitude d’être trop expansif :

– Complimentez seulement les actes qui exigent un effort réel. Finir son verre de lait ne mérite pas un compliment, faire un dessin non plus si votre enfant en fait une douzaine chaque jour.

– Soyez spécifique, précis. Au lieu de « Beau travail », dites, « Quelles couleurs lumineuse et joyeuses tu as choisies pour les taches sur le pelage du chien ».Ou « je vois que tu as fait un dessin sur l’histoire que nous avons lu ce matin. »

– Louez le comportement plutôt que l’enfant : « tu étais si calme avec ton puzzle pendant que je finissais mes papiers, comme je te l’avais demandé. »

Combien cela est plus agréable de dire ça à ses enfants plutôt que de se transformer en volcan en éruption. Mais heureusement, rien n’est perdu et vous aurez une autre chance demain !

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